mardi 17 juillet 2012

Etats Généraux du Karting: Synthèse de l'étape 2 (constat)

Synthèse de l'étape 2 (constat) des Etats Généraux du Karting


http://www.scribd.com/doc/100346831





1.     Rappel sur les Etats Généraux du Karting par l’AFPK


Malgré les efforts très importants des ASK, CRK et de tous les bénévoles, les participants aux épreuves régionales et nationales ont très fortement diminué ces dernières années. En parallèle, le coût de la pratique du karting a considérablement augmenté.

A titre d’exemple, la licence FFSA Minime/Cadet coutait 73€ en 1998, 120€ en 2008 et 128€ en 2012, soit une augmentation de 64% entre 1998 et 2008 et une augmentation de 15% entre 2008 et 2012 alors que l’indice des prix  à la consommation INSEE  sur les mêmes périodes ne suit pas des augmentations aussi fortes. On observe ce même phénomène pour d’autres produits karting tels que le prix des châssis, de la motorisation et dans certains cas les pneumatiques. Les règlementations passées et présentes ont permis l’accélération de l’augmentation des prix (cf. tableau en annexe extrait du document lançant les Etats Généraux du Karting)

Il est nécessaire dès aujourd’hui de bâtir le karting de demain autour des avis des pilotes mais également  des organisateurs de courses, des gestionnaires de pistes et des professionnels.

Ces Etats Généraux du Karting placés sous l’organisation de l’Association Française des Pilotes de Karting ont pour vocation de recueillir l’ensemble des problématiques et des solutions et de les soumettre au plus grand nombre de pratiquants.

Le livre blanc qui en sera le livrable doit être considéré comme un document de travail et d’échanges avec la FFSA et le ministère des sports pour que le karting reprenne ses lettres de noblesse. L’objectif est de rendre accessible à tous au mois de décembre 2012.

Les Etats Généraux du Karting comportent 4 étapes :

-Etape 1 : La collecte par l’AFPK des problématiques/ propositions  d’amélioration provenant des pilotes, organisateurs de courses (ASK, CRK principalement), professionnels et gestionnaires de pistes

-Etape 2 : La Compilation par l’AFPK de l’ensemble des problématiques/propositions.

-Etape 3 : La consultation de l’ensemble des parties prenantes permet de s’assurer que le constat est partagé par tous et du degré de consensus face aux propositions.

-Etape 4 : la rédaction et diffusion par l’AFPK du livre blanc « Les Etats Généraux du Karting: Le karting d’aujourd’hui et de demain » auprès de : Ministère des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative, FFSA, pilotes, organisateurs de courses, gestionnaires de pistes, professionnels, etc.

2.     Les Etats Généraux du Karting : Etape 2


Ce document n’intègre que la partie constat/problématiques. Les propositions feront l’objet de la consultation lors de l’étape 3.
L’AFPK communique ici la synthèse des problématiques présentées par la centaine de participants à l’étape 1. Chaque participant était invité à décliner son rôle dans le karting (pilotes, organisateurs de courses, professionnels, etc.).

3.     Le constat

3.1.          La vie fédérale


·         Une structuration (FFSA et CNK) limitant trop fortement les consultations et la prise en compte de l’avis des pilotes. Seuls les présidents de CRK et le groupe de travail composé de professionnels majeurs du karting interviennent dans les décisions fédérales.

·         Le karting n’est pas le sport automobile. Le karting est un sport à part entière et non pas à un échelon dans la « hiérarchie » du sport automobile.  Sa gestion ne doit pas être calquée sur celle de l’automobile. Les recettes qui fonctionnent dans le sport automobile ne fonctionnent pas dans le karting. Ceci fait naitre une première interrogation quant à la pertinence de voir le karting placé sous la gestion de la FFSA.

·         Des CRK/ASK qui ne reçoivent qu’un soutien limité de la FFSA/CNK. La FFSA/CNK permet aux pilotes parfois de participer au championnat de France sans être passés par la sélection régionale.

·         On assiste à l’essor des courses Ufolep avec ainsi le risque de voir les plateaux se réduire (c’est déjà le cas dans certaines CRK). Quel avis la CNK/FFSA porte sur cet essor ? Selon la FFSA,  l’Ufolep attire des anciens licenciés FFSA, les double licenciés, des nouveaux pratiquants karting ?

·         Un manque total de transparence 

ü  Quels critères sont-ils utilisés pour la sélection pour les appels d’offres (pneumatiques et matériels notamment) lancés par la FFSA/CNK ?
ü  Où pouvons-nous consulter une copie des différents contrats pneumatiques en vigueur ?
ü  Est-ce que des tests sont effectués ? Si oui, par qui, comment et une nouvelle fois avec quels critères ? Où sont-ils consultables ?
ü  Est-ce que la FFSA/CNK se « rémunère » sur ces différents appels d’offres ? Si oui, comment cet argent est-il utilisé et quel montant représente-t-il ?
ü  Comment pouvons-nous consulter les comptes / bilans de la FFSA / CNK ?

·         Des incohérences entre la rhétorique de la FFSA et ses pratiques

ü  la FFSA/CNK rend obligatoire l’utilisation d’essence à 4€ le litre lors des différents championnats,
ü  des pneumatiques ayant augmenté de 20€ le train (slicks et pluies),
ü  la FFSA a homologué un moteur en mini-kart 3 fois plus cher que le précédent,
ü  la FFSA a augmenté très fortement le prix des licences en 15 ans, ne serait-ce qu’entre 2008 et 2012. Quelles sont les raisons d’une telle augmentation ?
ü  engagements aux courses nationales de 180 à plus de 400€ (GPO) par weekend,
ü  4 trains de pneus par weekend dans ces mêmes GPO
ü  des situations de monopole au niveau français qui impliquent parfois des tarifs plus élevés que chez nos voisins européens

 


« La technique a toujours été un paramètre important des sports mécaniques, mais elle ne doit pas être un frein au karting en devenant à chaque saison le prétexte à une envolée des coûts, à une remise en cause permanente du matériel et à une exploitation toujours plus complexe.(…) En redonnant plus de place aux mérites du pilote qu’à celui de son matériel, nous rendrions le meilleur des services au karting qui doit plus que jamais revendiquer son titre de sport mécanique plus accessible financièrement. »
Nicolas DESCHAUX, président de la FFSA, France Auto Karting 2012




3.2.          Les catégories/les licenciés


·         Un nombre de catégories trop important, impliquant des plateaux très faibles par catégorie. Les pilotes se tournent de plus en plus vers des catégories « coupe de marque » plus en phase avec leurs attentes. D’ailleurs, ces pilotes de coupes de marque (tant critiqué par la FFSA / CNK au début) sont maintenant devenus indispensables à l’organisation de courses par la FFSA / CNK car ils représentent souvent plus de la moitié des engagés lors d’un weekend de type GPO

·         Une forte baisse de participants aux courses (tant au niveau régional qu’au niveau national)
ü  Pourquoi les courses nationales n’ont plus lieu pendant les vacances d’été comme auparavant ?

·         Des pistes retenues par la FFSA/CNK ne faisant pas le consensus parmi les participants potentiels, amoindrissant encore une fois les plateaux.

·         La catégorie Nationale n’est pas une catégorie de promotion mais seulement la catégorie la moins chère sur le papier. Il n’y a plus d’équivalent au niveau fédéral de la classe bleue, de la formule France ou de la promo (matériel qui était 2 fois moins cher à l’achat)
ü  Pourquoi la FFSA/CNK a abandonné la catégorie Formule FFSA (devenue KFS) ?

·         Des règlements qui évoluent trop vite et qui nécessitent ainsi de nombreux investissements

·         Des budgets en nette augmentation en raison des choix techniques adoptés par la FFSA et imposés aux pilotes. Des budgets que les pilotes (99,99% des pilotes sont des amateurs !) ont des difficultés à supporter.

·         Une ambiance sur les courses qui a tendance à se dégrader. La convivialité doit être au centre de l’ « esprit karting ».







3.3.          Les aspects techniques


·         Des poids minimum qui sont souvent découplés des gabarits des nouvelles (et anciennes) générations de pilotes ; tous les pilotes ne font pas 60kg…

·         Une probable réflexion/consultation à mener également  sur le découpage des âges

·         Harmoniser la monte pneumatiques dans certaines catégories (par exemple, la catégorie Rotax qui, selon les courses, nécessite d’utiliser des marques/références différentes).

·         Imposer le respect des fiches d’homologation


·         Limiter l’impact de la préparation dans certaines catégories sans tomber dans des excès de restriction en limitant l’usage de pièces spécifiques (ex. différentes jantes, arbres, etc.) dans certaines catégories


·         Des règlements spécifiques pour la France concernant les châssis ou les moteurs, imposant les constructeurs à développer et fabriquer des modèles spécifiques augmentant les coûts et les budgets (ex : châssis minime cadet, moteur KZ125…) et perturbant le marché de l’occasion.

ü  quel coût / impact représente l’homologation de pièces spécifiques par la FFSA ? (ex : châssis minime / cadet)




4.     Conclusion


Nous voyons au travers cette synthèse que le sujet au travers les Etats Généraux du Karting lancé par l’AFPK à interpeller bon nombre d’acteurs du karting dont les pilotes sans aucun doute.
Il apparait clairement deux éléments importants et qui doivent structurer le karting de demain : Premièrement, le karting est un sport à part entière et non un échelon dans le sport automobile. Ensuite, il est impératif  de remettre les pilotes au centre du processus des décisions fédérales. Ce dernier point intègre d’imposer des phases de consultations des pilotes par la FFSA. Ces deux aspects sont suffisamment structurants pour que la majorité des autres problématiques présentées puisse être résolu avec un certain niveau de consensus.


















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